Santillane van Elslande : le Japon comme ligne de vie

Vous avez peut-être un rêve enfoui, qui refuse de disparaître malgré les années, les obligations, le raisonnable. Santillane Van Elslande, elle, avait le sien. C’était le Japon.
Dans cet épisode de Chemins de Traverse, elle nous raconte ce que ça fait vraiment de travailler à son compte — avec ses hauts, ses bas, et ce feu qui ne s’éteint pas.
Pourquoi quitter un CDI stable quand on ne s’y épanouit plus ?
Après dix ans en tant que Project Manager chez Renault Nissan, Santillane a fini par poser la question que tout le monde esquive : et si je faisais autrement ? Quitter la sécurité d’un grand groupe, une région, un salaire — pour travailler à son compte et ouvrir son école de langue et de culture japonaise. Non pas comme un pari romantique. Mais comme une évidence trop longtemps étouffée, qui a fini par gagner.
Travailler à son compte : c’est vraiment comme ça qu’on l’imagine?

Dans ce témoignage, Santillane nous parle de son aventure entrepreneuriale sans fard et sans mensonge.
Travailler à son compte, c’est aussi ça : les soirs à bosser pendant que tout le monde est à table. Le Covid qui vous flingue un modèle construit brique par brique. L’administratif qui bouffe autant de temps que son vrai métier. Et la solitude de l’indépendant, où personne ne vous rappelle les deadlines — c’est vous, toujours vous.
Elle vous dit aussi ce que peu de créateurs avouent : à un moment, vous apprenez à vous soigner d’abord. Pas par égoïsme. Par survie !
Comment tenir sur la durée quand on travaille seul ?
Envers et contre tout, elle continue, vaillante. Son secret ?
Un message d’élève : « Ta méthode est géniale, ne change rien. »
Des parents qui lui écrivent que leur fils part vivre à Osaka. Une étudiante qui a tout quitté pour devenir prof de japonais à son tour.
Cette passion ? Elle la doit à notre prof de japonais du lycée, Monsieur Buriez, qui nous avait transmis le virus du Japon à toutes les deux. Santillane l’a attrapé plus fort. Aujourd’hui, c’est elle qui porte le flambeau.
Ce qui me frappe, au fond, c’est que les gens qui changent de vie ne sont pas forcément les plus courageux. Ce sont souvent ceux qui ont gardé vivant un rêve enfoui — et qui ont fini par franchir le pas. Travailler à son compte, assumer l’inconnu, et ne plus jamais regretter. Tout a commencé par cette question : « Et si c’était maintenant ? «

Peut-être est-ce maintenant votre tour de vous poser la question. Et si c’est la frousse qui vous retient, cet article est pour vous.
Retrouvez Santillane sur YouTube dans sa chaîne « Santillane de Nipponement » et sur nipponement.fr




